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pope859

Délégué apostolique en Turquie

En 1935, il reçoit enfin une réaffectation. Mais sa promotion (avec un titre d'archevêque de Mesembria) pour le même poste à Istanbul, comme délégué apostolique en Turquie et en Grèce entre 1935 et 1944, n'est guère plus aisée : plus loin encore de sa famille (il ne peut enterrer ni son père, ni sa mère) il doit couvrir un espace important. La communauté catholique est isolée en Grèce orthodoxe et assez fractionnée dans la Turquie d'Ankara, alors dirigée par Atatürk en pleine période de laïcisation de la société (il doit se déplacer en civil, ce qui lui fait dire que l'on est prêtre aussi bien en pantalon qu'en soutane). Il fait de courts passages en Grèce et salue l'élection du nouveau Patriarche de Constantinople.

Sur le plan religieux, il fait entrer dans la liturgie des passages dits en turc, ce qui est dénoncé jusqu'à Rome et indique dans un sermon en 1944, son désir d'un concile œcuménique.

Sur un plan diplomatique, il insiste sur la neutralité du Vatican, dans l'État neutre de Turquie, se refuse à trancher en faveur de Vichy ou de la France libre, et surtout il joue un rôle important pour le sauvetage des réfugiés d'Europe centrale vers la Palestine pendant la guerre, des victimes du nazisme, juifs, surtout mais aussi membres du clergé venus de toute l'Europe et particulièrement de Hongrie et de Bulgarie.

Prévenu dès septembre 1940 des persécutions nazies par l'arrivée de réfugiés polonais, il fait distribuer des permis gratuits d'émigration par la délégation apostolique en particulier vers la Palestine sous mandat britannique, des certificats de baptêmes temporaires et des sauf-conduits, ainsi que des vivres et vêtements en s'appuyant sur la Croix Rouge locale. Il envoie une lettre au roi Boris III de Bulgarie pour qu’il désapprouve la déportation de 25 000 Juifs de Sofia et obtient son aide pour faire sauver par la croix rouge des milliers de juifs slovaques qui étaient déportés en Bulgarie. Il aide le rabbin Yitzhak HaLevi Herzog à alerter le Vatican pour sauver les juifs de Moldavie, et en 1944, ceux de Roumanie (seuls 750 dont 250 orphelins arrivèrent en bateau à Jérusalem). Il rétorque à Franz von Papen qui lui demandait de dire au pape Pie XII que celui-ci doit rejoindre la croisade anti soviétique: ”et que devrais je dire au Saint Père au sujet des milliers de Juifs qui sont morts en Allemagne et en Pologne aux mains de vos concitoyens?" En janvier 1943, il soutient la demande de Berlas auprès du Vatican pour soutenir la requête d'ouvrir d'autres pays neutres à l'émigration juive, informe le gouvernement allemand que l'agence Juive de Palestine dispose de 5 000 certificats d'immigration légaux et fait demander, en vain, à Radio Vatican de diffuser un message comme quoi toute aide à des juifs est un acte de miséricorde que l'église approuve. Quoiqu'ayant peu de marges de manœuvre, Roncalli prend des risques en 1944, recevant à l'état Ira Hirsmann de l'American War Refugee Board et un immigrant Hongrois, et en leur proposant de renforcer une opération locale (des nones délivraient des certificats de baptême à des enfants que les nazis reconnaissaient et qui permettaient aux enfants juifs de quitter la Roumanie). Les sœurs de Notre Dame de Sion délivrèrent des certificats, visas – souvent faux – aux Juifs Hongrois.

Ces gestes pour ceux qu'il nomme les "cousins et compatriotes de Jésus" auraient sauvé de 24 000 à 80 000 Juifs, ce qui justifie pour la fondation internationale Raoul Wallenberg de demander son inscription comme juste entre les nations. Toutefois, en 1943, même s'il approuve le sauvetage des Juifs de Rome, il indique un "trouble spirituel" à ce que ce soit le Vatican qui les envoie en Palestine leur permettant de reconstituer une "espérance messianique"[3] (il y avait sans doute aussi des raisons diplomatiques vis-à-vis des Britanniques et cela correspondait à la perception du secrétaire d'état Maglione). Dans son témoignage écrit envoyé pour le procès de Nuremberg, Roncalli affirme par ailleurs que Von Papen (ambassadeur du Reich en Turquie) aurait permis ce sauvetage de 24 000 Juifs (qu'il aurait pu dénoncer et pour lesquels il fournit des papiers en règle).

Il accueille avec "beaucoup de calme" la fin du pouvoir de Mussolini en 1943 : "Ce geste du Duce, je le crois un geste de sagesse, qui lui fait honneur. Non, je ne lui jetterai pas la pierre... Ainsi pour lui Sic transit Gloria mundi. Mais le grand bien qu'il a fait à l'Italie reste. Son retrait est toutefois le résultat de quelques-unes de ses erreurs. Dominus parcat illi. [Que Dieu ait pitié de lui.]"

 

 

 

Visiteur apostolique en Bulgarie

En 1925Pie XI l'écarte de l'Italie en le promouvant évêque pour l’envoyer, contre son gré (il voulait l'Argentine), en Bulgarie, terre orthodoxe, en tant que premier visiteur, puis délégué apostolique. Élevé à la dignité d'évêque titulaire d'Areópoli, consacré à Rome par le Cardinal Giovanni Tacci Porcelli, il choisit comme devise épiscopale Obedientia et Pax (obéissance et paix). Malgré les encouragements de Montini, il est atterré. Il arrive dans une situation tendue : en 1924, un grave incident interreligieux avait marqué les esprits. Roncalli, par une visite et un sermon, contribue à faire tomber la tension (« les bons sentiments vers nos frères séparés ne sont pas suffisants, si vous les aimez vraiment, donnez-leur le bon exemple et transformez votre amour en action »). Devant affronter l'épineuse question du rite latin et du rite oriental, il marque son habituelle bonhomie par de nombreuses visites dans la petite communauté urbaine catholique ou uniate. L'hôpital catholique soigne gratuitement les malades de toutes confessions, en particulier lors de l'attentat manqué à la cathédrale orthodoxe contre le roi Boris III. Le roi l'en remercie par une entrevue privée, honneur inhabituel, puisque Roncalli n'avait pas de statut diplomatique. Il se rend aussi au centre du pays en 1928, frappé par un tremblement de terre.

Il doit surtout négocier la délicate préparation du mariage du roi Boris III (orthodoxe) avec Jeanne de Savoie, fille catholique du Roi Victor-Emmanuel III. Le pape Pie XI avait accepté la dispense à la condition qu'un rite catholique soit célébré et que les filles du couple soient éduquées dans la religion catholique. Or, en plus de la cérémonie catholique d'Assise (25 octobre 1930), une seconde, orthodoxe, fut célébrée à Sofia, ce qui irrita Pie XI, d'autant plus que les filles du couple furent baptisées selon le rite orthodoxe en 1933. Toutefois, la fille du Roi d'Italie ne fut pas excommuniée. Divers indices indiquent que la souplesse de Roncalli ne convenait pas à Pie XI (le bruit courut, sans doute à tort, qu'il l'aurait laissé 45 minutes à genoux pour lui marquer son mécontentement que le fils de Boris, Siméon, ait été baptisé dans le rite orthodoxe).

À l'écart de l'Italie pendant la dictature fasciste, il indique : « Mon exclusion des affaires de l'Italie me parait une bénédiction. Ce que je lis dans les journaux me navre. » Roncalli attend une réaffectation. Éloigné de ses sœurs et de ses parents, il s'avoue « insatisfait » de ne « pouvoir faire davantage » et de devoir « se renfermer dans une vie de parfait ermite allant contre sa tendance intime de travailler au ministère direct des âmes ».

 

 

 

Aumônier militaire, directeur spirituel, chargè des oeuvres missionnaires

En 1915, il est, comme sergent de l'armée royale italienne, incorporé dans le service des santés des armées, avant de devenir aumônier militaire dans les hôpitaux.

Après la guerre, il revient au séminaire de Bergame comme directeur spirituel. Son activité le fait pressentir par le cardinal Willem Marinus van Rossum pour travailler au Vatican, à Rome aux œuvres pontificales missionnaires. Comme il ne souhaite pas forcément aller à Rome, sa réponse est assez caractéristique de sa personnalité : « Je suis un homme capable de peu. J’écris très lentement. Paresseux de nature, je me laisse facilement distraire dans mon travail ». Il est néanmoins nommé par Benoit XV et, en 1921, se trouve à la curie romaine, dans la Propaganda Fide (future Congrégation pour l’évangélisation des peuples) où il travaille en particulier au motu proprio de Pie XI (Romanorum Pontificum) sur la coopération des missions. Il profite aussi de cette charge pour visiter de nombreux diocèses et ordres missionnaires italiens. Il vit à Rome, modestement, avec deux de ses sœurs et se lie avec Montini (futur Paul VI) dont il avait connu la mère (lors d'une grève de femmes de l'UFC) et le père député démocrate chrétien, restant proche des milieux qui souhaitent une alliance de la démocratie chrétienne avec les antifascistes. Ayant fait un sermon sur le "nationalisme comme amour de la patrie" par opposition à une "militarisation de la nation", il apparait comme rétif à la ligne de dialogue avec Mussolini que suit alors Pie XI soucieux de régler la question romaine.

 

 

 

Angelo séminariste et  prêtre
 

Angelo entre au petit séminaire à l’âge de douze ans grâce à l'aide financière de son oncle et de prêtres dont le curé Giovanni Morlani, propriétaire des terres qu'exploitait sa famille. Élève assez brillant, il suit le cursus ecclésiastique classique, devenant boursier au séminaire dell'Apollinare de Rome. Il effectue de nombreux pèlerinages au sanctuaire marial de la Madone du Bosco d'Imbersago. À partir de 1895, il tient un journal qu'il continue jusqu'à sa mort. Il fait son service militaire en 1901 au 73e régiment d'infanterie, dans des conditions difficiles, pour que son frère reste sur l'exploitation. Présenté au pape Pie X qu'il apprécie pourtant moins que son prédécesseur Léon XIII, en 1904, il est ordonné prêtre dans la basilique Santa Maria in Montesanto le 10 août 1904[1]. Peu après, il est nommé secrétaire de Mgr Giacomo Radini-Tedeschi, nouvel évêque de Bergame, connu pour son soutien au monde ouvrier en particulier lors des grèves de 1909. Roncalli reste à son service jusqu’à la mort de ce dernier le 22 août 1914. Pendant cette période, il enseigne également l'histoire de l'Église au séminaire de Bergame, en étudiant particulièrement saint Charles Borromée et le concile de Trente (qu'il voit comme un concile réformateur plus qu'anti protestant), saint François de Sales et Grégoire Barbarigo, proclamé saint sous son pontificat. Il donne des conférences à des laïcs sur l'histoire de l'Église.

 

 

Vie familiale et prêtrise de Bergame à Rome

Roncalli naît le 25 novembre 1881 à Brusicco, une des frazioni de Sotto il Monte, village de la campagne de Bergame, en Lombardie. C'est le quatrième enfant (et premier fils) dans une famille de quatorze enfants de milieu campagnard modeste. Son père Giovanni Battista Roncalli (1854–1935) et sa mère Marianna Giulia Mazzolla (1854–1939) étaient métayers de milieu très modeste, bien qu'on puisse leur trouver une ascendance de petite noblesse appauvrie (par la même parenté que celle du compositeur Ludovico Roncalli, issu de la petite noblesse de Bergame). Son oncle et parrain, Zaverio, est engagé dans l'action catholique, assez proche des idées de Luigi Sturzo.

 

 

 

Jean XXIII pape de l’Église catholique

Angelo Giuseppe Roncalli, né le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte, près de Bergame en Italie, et mort le 3 juin 1963 à Rome, est un prélat catholique italien, élu pape le 28 octobre 1958 sous le nom de Jean XXIII (en latin Ioannes XXIII, en italien Giovanni XXIII). En qualité d'évêque de Rome, il est le 261e pape de l'Église catholique, de 1958 à sa mort.

Il convoque le IIe concile œcuménique du Vatican, appelé aussi concile Vatican II (1962-1965), dont il ne voit pas la fin car il meurt le 3 juin 1963, deux mois après avoir achevé l’encyclique Pacem in Terris.

Béatifié par Jean-Paul II à l’occasion du jubilé de l’an 2000, puis canonisé par le pape François le 27 avril 2014, il est considéré comme saint par l’Église catholique et fêté le 11 octobre, jour de l’ouverture de Vatican II. En Italie, on lui donne le surnom affectueux d’Il Papa Buono (« Le Bon Pape » ou « Le Gentil Pape »).

 

 

Escapades incognito
« Il a laissé dans le souvenir de tous l'image de deux bras ouverts pour embrasser le monde entier », dira Jean-Paul II au moment de sa béatification en 2000.
« Il avait un caractère serein, accompagné d'un grand bon sens », témoignera le cardinal Giovanni Battista Re. Un caractère qui rappelle le célèbre curé italien de la plaine du Pô, Don Camillo, des films de Julien Duvivier.
Beaucoup d'anecdotes attesteront de son humour, de son refus de trop de déférence et de protocole. Son ancien majordome Guido Gusso racontera ainsi comment il échappait à la surveillance des gardes suisses pour des escapades incognito en voiture hors du palais d'été de Castel Gandolfo.


Prêtre de campagne courageux

Très marqué par les contacts avec les soldats blessés de toutes confessions durant la Première Guerre mondiale, le futur pape affirmera « ne vouloir violer la liberté de conscience de personne ». « Je me sens ministre d'un Dieu crucifié qui tend ses bras ouverts pour accueillir tout le monde dans la tendresse de sa miséricorde », affirmera Roncalli dans des termes que pourrait reprendre Bergoglio.
François souvent fait référence à ce pape qu'il a qualifié de « prêtre de campagne courageux, au grand sens de l'humour ».
Au quotidien Avvenire, son ancien secrétaire, le cardinal Loris Capovilla, explique que « le secret du succès de Roncalli réside dans une matrice traditionnelle mais aussi dynamique, dans l'apparent paradoxe entre conservatisme sévère et ouverture évangélique ».

 

 

 

 

« Avec lui, l'Église est devenue moins lointaine »

attestera le vaticaniste Gian Franco Svidercoschi.
Vatican II sera un aggiornamento : messe en langue vernaculaire, reconnaissance du « peuple de Dieu » (le fait que l'Église n'appartienne pas seulement au clergé), de la liberté de conscience et de religion, dialogue avec les autres religions, etc.
Jean XXIII a ouvert le concile, mais c'est Paul VI qui le mènera à bien. Car Angelo Giuseppe Roncalli meurt le 3 juin 1963, quelques mois après avoir lancé un appel à la paix (le 25 octobre 1962) aux grandes puissances engagées dans la crise des missiles, et publié son encyclique « Pacem in Terris » (Paix sur Terre).

 

 

 

« Discours à la lune »
La majorité conservatrice espère alors que Vatican II n'autorisera aucune remise en cause. Mais très vite certains prélats et experts lui donnent une orientation beaucoup plus réformiste.
Le 11 octobre au soir, parlant à la foule, il établit avec elle un contact direct. Dans son fameux « discours à la lune », il établit déjà un style humble, comme celui qu'aime le pape François.
« Le monde entier est rassemblé ici. Il semble que la lune elle-même s'est hâtée ce soir de regarder ce spectacle (...) Ma personne ne compte pas : c'est un frère qui vous parle, devenu père par la volonté de notre Seigneur. »
Jean XXIII achève sur ces mots : « En rentrant chez vous, donnez une caresse à vos enfants, et dites-leur : c'est la caresse du pape. »

 

 

Elu pape en 1958

Il est patriarche de Venise et il a 77 ans lorsqu'il est élu pape en 1958, après la mort de Pie XII. Il a alors un profil nettement conservateur. Comme nonce à Paris, il avait commencé par saluer l'expérience des prêtres ouvriers, avant de demander à Rome de mettre de l'ordre à une expérience trop politique.

Vu comme un pape de transition, il annonce à la surprise générale le 25 janvier 1959 Vatican II, réunion de tous les évêques, qu'il ouvre le 11 octobre 1962.
« Je veux ouvrir la fenêtre de l'Église afin que nous puissions voir ce qui se passe dehors et que le monde puisse voir ce qui se passe chez nous », dit-il alors.

a 77 ans lorsqu'il est élu pape en 1958, après la mort de Pie XII. Il a alors un profil nettement conservateur. Comme nonce à Paris, il avait commencé par saluer l'expérience des prêtres ouvriers, avant de demander à Rome de mettre de l'ordre à une expérience trop politique.
Vu comme un pape de transition, il annonce à la surprise générale le 25 janvier 1959 Vatican II, réunion de tous les évêques, qu'il ouvre le 11 octobre 1962.
« Je veux ouvrir la fenêtre de l'Église afin que nous puissions voir ce qui se passe dehors et que le monde puisse voir ce qui se passe chez nous », dit-il alors.

 

 

 

Jean XXIII, le pape du concile

Surnommé « le bon pape » pour sa simplicité, l'Italien Angelo Roncalli, devenu Jean XXIII, a lancé Vatican II, concile de l'ouverture de l'Église au monde, et laissé le souvenir d'un fin diplomate doublé d'un curé chaleureux et plein d'humour.
Béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II, il a régné de 1958 à 1963 seulement. En convoquant un « concile œcuménique », il sera un promoteur du dialogue avec les non-chrétiens et les non-croyants.
Né à Sotto il Monte (nord de l'Italie) le 25 novembre 1881 dans une modeste famille paysanne, Angelo Giuseppe Roncalli est ordonné prêtre en 1904.
En 1921, il est chargé des œuvres pontificales missionnaires pour l'Italie, une fonction qui le sensibilise aux jeunes Églises du Sud. Ordonné évêque en 1925, il entame une carrière diplomatique qui le mènera en Bulgarie, puis à Istanbul, et enfin à Paris juste après la Seconde Guerre mondiale.
Nonce en Turquie, il se familiarise avec orthodoxes et musulmans. « Il fut parmi les plus sensibles à la tragédie des juifs et les plus vigoureux dans les efforts pour les sauver », peut-on lire sur le site de Yad Vashem.

 

Neuvième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, encore et toujours la paix 

Saint Jean XXIII, le 11 avril 1963, vous avez promulgué une encyclique qui est perçue comme étant votre testament spirituel: Pacem in terris: Paix sur la terre. 

Au-delà du monde catholique, elle était adressée "à tous les hommes de bonne volonté", elle faisait l'apologie de la démocratie, affirmait que la guerre ne pouvait être un instrument de justice et préconise que ce soit désormais la "loi morale" qui régisse la relation entre les états, prônant la solidarité, la justice et la liberté. 

Le 11 mai 1963, vous avez reçu le prix Balzan pour votre engagement en faveur de la paix. Ce fut là votre dernière apparition publique. 

A l'issue d'une longue agonie, le Bon pape Jean meurt le 3 juin 1963, le lundi de Pentecôte. Il laisse une image d'humanité et de simplicité dans les comptes rendus des médias de l'époque. 

Saint Jean XXIII, Vicaire de Jésus-Christ, vous avez été surnommé le Bon Pape, intercédez pour nous comme vous l'avez si bien fait dans le monde lorsque vous conduisiez l'Eglise de JésusChrist, la Barque de Pierre. 

Par le Concile, rénovée, embellie, l'Eglise fut placée sous la lumière de la Croix, la Croix du Golgotha, la Sainte Croix, qui devenait par le Don du Saint-Esprit la Croix Glorieuse. 

Saint Jean XXIII, intercédez pour nous auprès de Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, pour que nous retrouvions toujours le chemin de l'Eglise. Loué soit Jésus-Christ dans les siècles des siècles. Amen! 

Prières quotidiennes

 

 

 

Huitième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, Pape réformateur 

Saint Jean XXIII, dès le 25 janvier 1959, vous avez convoqué le deuxième concile du Vatican, qui devait être le vecteur d'une importante modernisation de l'Eglise catholique romaine. 

Le 11 octobre 1962, le concile "Vatican Il", est ouvert. Vous y avez prononcé un important discours: 

"L'humble successeur du Prince des apôtres qui vous parle, le dernier en date, a voulu en convoquantces importantes assises donner une nouvelle affirmation du magistère ecclésiastique toujours vivant et qui continuera jusqu'à la fin des temps. Par le Concile, en tenant compte des erreurs, des besoins et des possibilités de notre époque, ce magistère sera présenté aujourd'hui d'une façon extraordinaire à tous les hommes qui vivent sur la Terre. ( ... ) Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c'est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d'une façon plus efficace."

Ce discours, vous l'avez complété le soir même, par une allocution improvisée depuis un balcon à destination de la foule assemblée "sous la lune", dans lequel vous avez évoqué avec beaucoup d'humanité (évoquant les larmes des enfants) le souhait "que nos sentiments soient toujours comme nous les exprimons ce soir, devant le ciel et devant la terre: foi, espérance, charité, amour de Dieu, amour des frères. Et puis, tous ensemble, aidons-nous ainsi, dans la sainte paix de Dieu, à faire le bien." 

Les conclusions très substantielles de ce concile ont abouti à inviter les catholiques, tout en rappelant leur devoir de fidélité à leur foi, à faire preuve de tolérance envers les fidèles des autres religions. Ces conclusions affirment, dans la déclaration Nostra JEtate, et ce d'ailleurs dans la lignée du concile de Trente, que ni les Juifs du temps du Christ, ni les Juifs d'aujourd'hui ne peuvent être considérés comme plus responsables de la mort de Jésus que les chrétiens euxmêmes. Des observateurs non catholiques sont invités au concile. Les patriarches, invités à l'ouverture du concile, qui avaient été placés sur des strapontins derrière les cardinaux ont été, à la demande du pape, placés à ses côtés. 

Saint Jean XXIII, Prière à Jésus devant le Saint Sacrement, in Discorsi, Messaggi, Colloqui, Éds. Vatican, t. 4, p. 395. 

Jésus, nourriture des âmes qui dépasse toute réalité naturelle, ce peuple immense crie vers toi. 1/s'efforce de donner à sa vocation humaine et chrétienne un nouvel élan, de l'embellir de vertus intérieures, toujours prêt au sacrifice dont tu es l'image même, par la parole et par l'exemple. Tu es le premier de nos frères; tu as précédé les pas de chacun de nous; tu as pardonné les fautes de tous. Et tu les appelles tous à un témoignage de vie plus noble, plus actif, plus compréhensif. 

Jésus, "pain de vie" (Jn 6, 35), unique et seul aliment essentiel de l'âme, accueille tous les peuples à ta table. Elle est déjà la réalité divine sur la terre, le gage des bontés célestes, la certitude d'une entente heureuse entre les peuples et d'une lutte pacifique en vue du vrai progrès et de la civilisation. Nourris par toi et de toi, les hommes seront forts dans la foi, joyeux dans l'espérance, actifs dans la charité. Les bonnes volontés triompheront des pièges tendus par le mal; elles triompheront de l'égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant Dieu entendront s'élever de la terre, dont l'Eglise ici-bas veut être l'image, les premiers échos mystérieux et doux de la cité de Dieu. Tu nous conduis aux bons pâturages; tu nous protèges. Montre-nous, Jésus, les biens de la terre des vivants (Ps 26, 73).

 

 

 

Huitième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, Pape réformateur 

Saint Jean XXIII, dès le 25 janvier 1959, vous avez convoqué le deuxième concile du Vatican, qui devait être le vecteur d'une importante modernisation de l'Eglise catholique romaine. 

Le 11 octobre 1962, le concile "Vatican Il", est ouvert. Vous y avez prononcé un important discours: 

"L'humble successeur du Prince des apôtres qui vous parle, le dernier en date, a voulu en convoquantces importantes assises donner une nouvelle affirmation du magistère ecclésiastique toujours vivant et qui continuera jusqu'à la fin des temps. Par le Concile, en tenant compte des erreurs, des besoins et des possibilités de notre époque, ce magistère sera présenté aujourd'hui d'une façon extraordinaire à tous les hommes qui vivent sur la Terre. ( ... ) Ce qui est très important pour le Concile œcuménique, c'est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit conservé et présenté d'une façon plus efficace."

Ce discours, vous l'avez complété le soir même, par une allocution improvisée depuis un balcon à destination de la foule assemblée "sous la lune", dans lequel vous avez évoqué avec beaucoup d'humanité (évoquant les larmes des enfants) le souhait "que nos sentiments soient toujours comme nous les exprimons ce soir, devant le ciel et devant la terre: foi, espérance, charité, amour de Dieu, amour des frères. Et puis, tous ensemble, aidons-nous ainsi, dans la sainte paix de Dieu, à faire le bien." 

Les conclusions très substantielles de ce concile ont abouti à inviter les catholiques, tout en rappelant leur devoir de fidélité à leur foi, à faire preuve de tolérance envers les fidèles des autres religions. Ces conclusions affirment, dans la déclaration Nostra JEtate, et ce d'ailleurs dans la lignée du concile de Trente, que ni les Juifs du temps du Christ, ni les Juifs d'aujourd'hui ne peuvent être considérés comme plus responsables de la mort de Jésus que les chrétiens euxmêmes. Des observateurs non catholiques sont invités au concile. Les patriarches, invités à l'ouverture du concile, qui avaient été placés sur des strapontins derrière les cardinaux ont été, à la demande du pape, placés à ses côtés. 

Saint Jean XXIII, Prière à Jésus devant le Saint Sacrement, in Discorsi, Messaggi, Colloqui, Éds. Vatican, t. 4, p. 395. 

Jésus, nourriture des âmes qui dépasse toute réalité naturelle, ce peuple immense crie vers toi. 1/s'efforce de donner à sa vocation humaine et chrétienne un nouvel élan, de l'embellir de vertus intérieures, toujours prêt au sacrifice dont tu es l'image même, par la parole et par l'exemple. Tu es le premier de nos frères; tu as précédé les pas de chacun de nous; tu as pardonné les fautes de tous. Et tu les appelles tous à un témoignage de vie plus noble, plus actif, plus compréhensif. 

Jésus, "pain de vie" (Jn 6, 35), unique et seul aliment essentiel de l'âme, accueille tous les peuples à ta table. Elle est déjà la réalité divine sur la terre, le gage des bontés célestes, la certitude d'une entente heureuse entre les peuples et d'une lutte pacifique en vue du vrai progrès et de la civilisation. Nourris par toi et de toi, les hommes seront forts dans la foi, joyeux dans l'espérance, actifs dans la charité. Les bonnes volontés triompheront des pièges tendus par le mal; elles triompheront de l'égoïsme, de la paresse. Et les hommes droits et craignant Dieu entendront s'élever de la terre, dont l'Eglise ici-bas veut être l'image, les premiers échos mystérieux et doux de la cité de Dieu. Tu nous conduis aux bons pâturages; tu nous protèges. Montre-nous, Jésus, les biens de la terre des vivants (Ps 26, 73). 

 

 

 

Septième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, homme surprenant 

Saint Jean XXIII, vous avez été pape le 28 octobre 1958, et intronisé le 4 novembre. 

Vous avez créé une première surprise en choisissant de vous appeler "Jean XXIII", reprenant un nom abandonné depuis le XIVème siècle (Jean XXII fut pape de 1316 à 1334). 

Le choix d'un nom qui n'avait plus été utilisé depuis plus de cinq cents ans devait également marquer le changement de style de gouvernement. 

Dès le début de votre pontificat, vous avez mis l'accent sur l'aspect pastoral de votre charge; c'est ainsi que vous avez été le premier, depuis Pie IX, à sortir de l'enceinte du Vatican après votre élection, ce qui vous a permis d'assumer pleinement votre rôle d'évêque de Rome, souvent négligé par vos prédécesseurs. Vous avez pris solennellement possession de la basilique Saint-Jean du Latran. Vos visites des paroisses romaines, à l'hôpital des enfants (Noël 1958) et en prison (1er janvier 1959) marquent les esprits. Symboliquement, vous avez rompu avec la tradition des repas solitaires et recommandé à la direction de l'Osservatore Romano de cesser l'usage des superlatifs d'usage pour qualifier le souverain pontife. 

Prière de saint Jean XXIII à saint Joseph 

saint Joseph, gardien de Jésus, époux très chaste de Marie, vous avez passé votre vieà accomplir parfaitement votre devoir en entretenant par le travail de vos mains la Sainte Famille de Nazareth. Daignez protéger ceux qui, avec confiance, se tournent vers vous. 

Vous connaissez leurs aspirations, leurs angoisses, leurs espérances; ils recourent àvous, car ils savent qu'ils trouveront en vous quelqu'un qui les comprenne et les protège. 

Vous aussi, vous avez connu l'épreuve, la fatigue, l'épuisement, mais, même au milieu de vos préoccupations de la vie matérielle, votre âme, comblée de la paix la plus profonde, exultait d'une joie indicible, à cause de /'intimité avec le Fils d Dieu confiéà vos soins et avec Marie, sa douce Mère. Faites que vos protégés comprennent eux aussi qu'ils ne sont pas seuls dans leur travail, qu'ils sachent découvrir Jésus à côté d'eux, l'accueillir avec la grâce, le garder fidèlement comme vous l'avez fait vous-même. 

Obtenez que, dans chaque famille, dans chaque atelier, dans chaque chantier, partoutoù un chrétien travaille, tout soit sanctifié dans la charité, dans la patience, dans la justice, dans la préoccupation de bien faire, afin que descendent en abondance, sur tous, les dons du céleste amour. 

 

 

 

Sixième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, homme de paix 

Saint Jean XXIII, vous avez toujours œuvré pour la paix. Sur le plan diplomatique, vos interventions apaisaient les tensions. 

Vous avez tant fait pour libérer les juifs, victimes du nazisme pendant la guerre. Vous avez rétorqué à Von Papen qui vous demandait de dire au pape Pie XII que celui-ci devait rejoindre la croisade anti soviétique: "et que devrais je dire au Saint Père au sujet des milliers de Juifs qui sont morts en Allemagne et en Pologne aux mains des vos concitoyens?" 

Vous avez toujours fait montre d'une attitude chaleureuse, non protocolaire. Ce comportement en apparence superficiel vous a permis, d'éviter des conflits. 

Saint Pape Jean XXIII, pour que tout croyant dans le Christ prenne conscience du fait que l'unité entre tous les chrétiens constitue une condition pour rendre l'annonce de l'Evangile plus efficace. 

Je redis ta prière: "Mets dans le cœur des hommes cette paix" : 

"Jésus, Dieu et Frère des hommes, mets dans le cœur des hommes cette paix qu'ils recherchent parfois âprement et que Toi seul peux leur donner. Aide-les à se connaître mieux et à vivre fraternellement comme les fils d'un même Père. Découvre-leur ta beauté, ta sainteté et ta pureté. Eveille dans leurs cœurs l'amour et la reconnaissance pour ton infinie bonté. Unis-les dans ta charité et donne-nous ta céleste paix. Amen." 

 

 

 

Cinquième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, obéissant comme le Christ 

Saint Jean XXIII, vous avez toujours obéi. Votre devise de pape était "Obéissance et Paix". Ce fut parfois très dur pendant votre parcours. Affecté hors de l'Italie vous étiez "insatisfait" de ne "pouvoir faire davantage" et de devoir "se renfermer dans une vie de parfait ermite allant contre sa tendance intime de travailler au ministère direct des âmes". 
Eloigné de vos sœurs et de vos parents que vous n'avez même pas pu enterrer, vous obéissiez. 
Comme Jésus et Marie, vous avez obéi à la volonté de vos supérieurs, à la volonté de Dieu. 

Saint Jean XXIII, obtenez du Très Haut la grâce que toute l'humanité obéisse à la volonté de Dieu. 

 

 

 

Quatrième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, le "Bon Pape" Jean 

"Le monde a besoin de bonté. C'est pour nous l'enseigner que le Seigneur est venu sur la terre. La bonté est sacrifice, obéissance, patience, discipline de l'esprit, de la famille et de tout le corps social» (23.09.1962) 

"Je suis doux et humble de cœur» Je médite tout le temps là-dessus. 

Tenez, je vais vous raconter ce qui m'est arrivé le jour de mon élection. Etre élu pape, c'est quelque chose ... 

Je n'avais pas d'ambition, non. Mais être élu pape! On m'a conduit dans une pièce où traditionnellement trois soutanes blanches, de tailles différentes, sont préparées ; la plus large m'allait à peine ... Le cortège a gagné alors le balcon de Saint Pierre. Il y avait là des centaines de milliers de gens, occupant toute la place et aussi la "via della conciliazione ». On me l'a dit ensuite, car moi, j'étais gêné par l'éclat violent des projecteurs. Télévision et cinéma m'empêchaient de voir. J'ai pu lire tant bien que malles formules de la bénédiction Urbi et Orbi, et je ne crois pas que l'on se soit rendu compte de mon malaise. 

Mais savez-vous ce que le pape se disait, en quittant et en pénétrant dans ses nouveaux appartements? 1/ se disait "Sois doux et humble de cœur. Il va y avoir maintenant, braqués sur toi, des projecteurs de toute nature: si tu n'es pas doux et humble de cœur, tu ne sauras plus ce qui se passe, tu ne verras plus la réalité. Comme tout à l'heure sur la place Saint-Pierre, tu seras aveuglé» Rapporté par le P. AM CARRE dans Chaque jour je commence. Cerf 1975 

Saint Jean XXIII, intercédez auprès du Très Haut pour que l'humanité devienne comme vous, douce et humble de cœur, capable de bonté, de sacrifice, d'obéissance, de patience, de discipline de l'esprit. Amen. 

 

 

 

Troisième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, surprenant parce qu'humble 

« L’Église notre Mère est dans la joie parce que, par un singulier bienfait de la divine Providence, vient de luire ce jour tant désiré où s'ouvre solennellement, auprès de la tombe du Bienheureux Pierre, le second Concile œcuménique du Vatican, sous les auspices de la Vierge Mère de Dieu, dont la liturgie célèbre aujourd'hui la maternité divine ... 

Les conciles œcuméniques, chaque fois qu'ils sont célébrés, proclament de façon solennelle cette union du Christ avec son Église; ils font briller partout la lumière de la vérité; ils orientent dans la voie droite la vie individuelle, familiale et sociale; ils suscitent des énergies spirituelles et les affermissent et ne cessent de faire monter les âmes vers les biens véritables et éternels ... 

L’Église catholique, en brandissant par le moyen de ce Concile œcuménique le flambeau de la vérité religieuse, veut se montrer la mère très aimante de tous, bienveillante, patiente, pleine d'indulgence et de bonté à l'égard de ses fils séparés. 

Au genre humain accablé par tant de misères, elle proclame, comme Pierre autrefois au pauvre qui lui demandait l'aumône: «je n'ai ni or ni argent; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom du Christ de Nazareth, lève-toi et marche ». 

Ainsi l’Église n'offre pas à nos contemporains des richesses caduques; elle ne promet pas un bonheur simplement terrestre; mais elle distribue les biens de la grâce céleste, ces biens qui, en élevant les hommes à la dignité de fils de Dieu, sont une sauvegarde et une aide si solides pour rendre leur vie humaine; elle ouvre plus largement les sources de sa doctrine et ainsi les hommes, sous la lumière du Christ, sont capables de pénétrer le sens vrai de leur existence, la dignité qui les marque et la fin qu'ils doivent poursuivre; enfin, par ses fils, elle étend partout le domaine de la charité chrétienne, qui est /'instrument le plus apte à faire disparaître les semences de discorde, et le plus efficace pour promouvoir la concorde, une paix juste et l'unité fraternelle de tous.» 

Discours d'ouverture du Concile Vatican Il, 11 octobre 1962 

Saint Jean XXIII, intercédez auprès du Très Haut pour que l’Église, corps mystique de Jésus que nous constituons, soit le phare qui luit dans les ténèbres pour sauver tous les hommes. Que l'Esprit Saint la renouvelle toujours et la fasse resplendir d'une éblouissante sainteté. Amen. 

 

 

 

Deuxième jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, doux Christ de la terre 

«Durant ces jours saints, notre prière monte avec plus de ferveur vers Celui qui, par sa douloureuse passion et par sa mort, a vaincu le péché, source première de toutes les discordes, détresses et inégalités, et qui, par son Sang, a réconcilié le genre humain avec son Père céleste. 

«C'est lui qui est notre paix, lui qui des deux n'a fait qu'un peuple. 1/ est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, et paix pour ceux qui étaient proches. » Et c'est le même message que nous fait entendre la liturgie de ces saints jours: Jésus Notre Seigneur, ressuscité, se dressa au milieu de ses disciples et leur dit: Pax vobis, Alléluia! Et les disciples, ayant vu le Seigneur, furent remplis de joie. 
Le Christ nous a apporté la paix, nous a laissé la paix: «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne.» 
C'est cette paix apportée par le Rédempteur que Nous lui demandons instamment dans nos prières. Que le Christ, enfin, enflamme le cœur de tous les hommes et leur fasse renverser les barrières qui divisent, resserrer les liens de l'amour mutuel, user de compréhension à l'égard d'autrui et pardonner à ceux qui leur ont fait du tort. 
Et qu'ainsi, grâce à lui, tous les peuples de la terre forment entre eux une véritable communauté fraternelle, et que parmi eux ne cesse de fleurir et de régner la paix tant désirée. » 

Pacem in terris, n0169-171 

Saint Jean XXIII, homme de paix, intercédez auprès du Très Haut, pour que la paix, Sa Paix, règne dans tous les cœurs et toutes les parties du monde. Amen. 

 

 

 

 

Premier jour de la neuvaine - Saint Jean XXIII, amoureux de l'Eucharistie 

«Ah! Si l'Eucharistie était mieux comprise par les chrétiens, plus dignement et plus fréquemment reçue! Combien plus copieux seraient les fruits de concorde, de paix, de beauté spirituelle qui en découleraient pour l'Eglise et pour le monde entier! 

En effet, la vraie dévotion eucharistique porte à la loyauté, à la franchise, à la droiture morale, même au prix de sacrifices personnels en vue du bien commun. 

Nous n'hésitons même pas à affirmer que gouvernants et peuples sont voués à rester à la merci des égoïsmes naturels et des divisions, s'ils ne conforment pas leurs lois à celles de la justice et de l'amour chrétien, dont le Sacrement de l'Autel est la vraie et intarissable source. 

L'Eucharistie, en infusant dans le cœur de l'homme une nouvelle énergie, l'amour surnaturel, renforce l'amour humain en même temps qu'elle l'endigue et le purifie, le rendant plus solide, plus authentique. 

C'est l'homme tout entier, lorsqu'il a Dieu dans son cœur, qui se trouve intérieurement harmonisé, renforcé dans sa personnalité, de sorte que les vertus naturelles elles-mêmes se trouvent surélevées et stimulées, jusqu'à parvenir à la maturité du type idéal d'homme parfait, créé à /'image de Dieu. 

Les relations humaines prennent également par là un ton nouveau pour celui qui possède Dieu, parce que l'Eucharistie, en engendrant et en alimentant l'amour vrai, adoucit les âmes, freine les désirs, calme les tumultes de l'esprit et incite efficacement au bien, à la justice, à la miséricorde. » 

Message de Jean XXIII, au 1er congrès eucharistique d'Amérique Latine, 15 février 1959 

Saint Jean XXIII, intercédez auprès du Très haut pour que le sacrifice sublime qu'il nous fait de son Corps et de son Sang soit accueilli avec amour, reconnaissance. Amen.

 

 

Neuvaine à Saint Jean XXIII

Introduction 

Angelo Giuseppe Roncalli est né le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte près de Bergame. A 23 ans, après avoir effectué son service militaire et après avoir obtenu son doctorat en théologie, il est ordonné prêtre et célèbre sa première messe. Il devient le secrétaire de Mgr Rodini en 1905. A la mort de celui-ci, Angelo écrit la biographie de ce grand maître si attachant pour lui. Il fut ensuite professeur d'histoire de l'Eglise au Séminaire de Bergame. En 1914, la guerre menaçait l'Italie et Angelo dut retourner à son poste de sergent. 

Il travailla comme aumônier des hôpitaux militaires de Bergame. Nommé archevêque, en 1925, il est envoyé en Bulgarie en qualité de visiteur apostolique. En 1934, il est transféré en Turquie avec le statut de Délégué de Turquie et de Grèce. Et en 1944, son poste de Nonce à Paris, à titre de représentant du pape auprès d'un gouvernement étranger, est considéré comme la nonciature la plus importante et la plus haute. Quelques années passèrent et Mgr Roncalli fut nommé cardinal et patriarche de Venise. Enfin, il fut élu pape, le 28 octobre 1958, à 77 ans, à la mort de Pie XII. Il prit le nom de Jean XXIII. 

Sa principale action en tant que pape reste la convocation du concile Vatican II. Par «l'aggiornamento », c'est-à-dire une profonde remise à jour des enseignements, de la discipline et de l'organisation de l'Eglise, il provoque un renouveau sans précédent à la vie religieuse. Très préoccupé par les problèmes internationaux, il écrit sept encycliques, dont « Pacem in Terris ». Jean XXIII a manifesté une grande ouverture d'esprit notamment par ses communications avec l'Eglise orthodoxe, les responsables protestants, le concile mondial des Eglises et les judéochrétiens. 

Personnage marquant du XXème siècle, Jean XXIII rendit l'âme le 30 juin 1963 au Vatican à l'âge de 82 ans. Encore aujourd'hui, on se souvient de lui pour son légendaire sourire. Il est appelé le « Bon Pape» 

Jean XXIII fut canonisé par le pape François le 27 avril 2014, dimanche de la Miséricorde, en même temps que Jean-Paul II. 

Cette neuvaine va nous faire découvrir et prier avec le « Bon Pape ». 

 

 

LA RELIGIEUSE MIRACULÉE

Le mois de mai du 1966 soeur Caterina Capitani était en train de mourir. Les médecins après quatorze interventions désespéraient de la sauver. Mais l'apparition du Pape Jean XXIII la ramène à une nouvelle vie. Une guérison "inexplicable à niveau scientifique" qui permet à la femme de vivre une vie "super-normale", en se mettant au service des malades d'un hôpital sicilien.

"Maintenant tout est fini. Tu es bien, tu n'as rien". C'était le 25 mai du 1966 quand sœur Caterina Capitani des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul entendit ces mots pendant qu'elle était à l'hôpital de la Marina de Naples. C'était le Pape Jean qui les prononçaient en se montrant debout à la religieuse, aux pieds du lit. La religieuse était en train de mourir. Les médecins ne pouvaient rien faire, mais la religieuse et les sœurs continuaient à prier le Pape. Le miracle arriva. C'étaient les 14.40  et sœur Caterina, se sentant mieux, demanda quelque chose à manger. Le Conseil médicale de la Congrégation pour les procès de sanctification des saints, en avril '99, définit la guérison "inexplicable à niveau scientifique".

Aujourd'hui, 34 ans après, avec l'estomac grand comme un petit fruit et sans médicaments, sœur Caterina mange normalement ce que la Providence lui fait trouver et travaille à l'hôpital Saint Jean de Dieu à Agrigento (Italie). Le lieu du miracle est devenu lieu de prière et de dévotion : grâce à la volonté des officiers de la Marina et dévotion très appréciée. Dans sa chambre, un morceau du carreau sur lequel avait posé ses pieds le Saint Pape Jean, est gardé par sœur Caterina  comme une relique et souvenir d'une présence vivante.

"Certe, je le sens voisin - raconte la religieuse - et il est mon guide". Le miracle n'est pas seulement dans la guérison mais dans une continuité. Il m'assiste quotidiennement. Sans lui je ne pourrais pas vivre dans une activité normale et super-normale et privée d'organes très importants.